Il semblerait que le hangar de Beauval possédait sa propre production d’hydrogène. Le dessin ci-dessous montre une coupe schématique d’un générateur d’hydrogène mis au point par le colonel Charles Renard (qui donna son nom au dirigeable), qui ressemble beaucoup à l’installation visible sur la photo. Le gaz y était produit par un procédé chimique. De plus, Julien Sarrazin qui était affecté au site, a lui même inscrit la mention "usine à hydrogène" sur cette photo. Il semblerait donc que l’usine voisine (Société Française Oxhydrique) n’avait - du moins plus à ce moment - aucun rapport avec la production d’hydrogène pour les dirigeables, qui auraient étés ravitaillés par une installation "réglementaire" du Génie.
(Larousse illustré, 1898)
Ici, l’éditeur indique qu’il s’agirait d’une installation électrique... ce qui pourrait éventuellement être le cas du deuxième bâtiment à droite. Ceci dit, il est loin d’être rare que les légendes des cartes postales de l’époque comportent des inexactitudes...